Vers une innovation vertueuse

Le 12 janvier 2021 |

Personne n’aurait pu imaginer il y a un an qu’un virus frapperait nos vies avec autant de force. Invisible mais puissant, il a pourtant modifié notre manière de travailler, d’échanger, de penser. Claire Cizaire, directrice de l’innovation et des technologies chez Mazars est revenue pour Maddyness sur les bouleversements et perspectives nés de la crise dans le monde des entreprises.

Maddyness : Quel regard portez-vous sur l’attitude des entreprises face à la double crise sanitaire et économique que nous avons vécue ? 

Claire Cizaire : Il est encore tôt pour tirer un véritable bilan de cette année car nous sommes encore en pleine crise : il faudra attendre que les choses se décantent pour en sortir de véritables enseignements. J’observe néanmoins que les entreprises ont fait preuve de résilience et de solidarité dans des conditions extrêmes et inimaginables. D’une manière générale, les startups ont été très agiles, elles ont su se réinventer, pivoter, développer de nouvelles offres et faire évoluer leur business model en très peu de temps. De leur côté, les grands groupes ont su repenser leur chaîne de production pour la mettre au service du collectif, parfois en interfaçant leurs solutions avec des startups pour avancer plus vite. Si cette crise est complexe et difficile, elle porte aussi un message d’espoir.

La crise a été un révélateur d’innovations déjà existantes mais peu visibles ou audibles jusqu’ici. Moderna, par exemple, existe et effectue des recherches depuis de nombreuses années. Dans les grandes entreprises, nous avons pu observer le déploiement fulgurant de nouvelles solutions grâce à des processus d’innovation déjà en place.  Nos équipes internes ont développé une solution pour réguler l’accès à nos bureaux : aujourd’hui encore, l’application permet aux collaborateurs de s’inscrire préalablement à leur venue, dans la limite des places disponibles. L’industrialisation et déploiement de cet outil à l’échelle internationale a été rendue possible en seulement quelques jours, car nous avions déjà mis en place un réseau de diffusion avant la crise ; cela n’aurait pas été possible dans le cas contraire. (...)

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