Comment se préparer aux opérations de deleveraging dans les banques ?

À la suite de la crise financière de 2008, certaines banques européennes, pour éviter leur faillite, ont reçu des aides étatiques, soit via l’octroi de garanties sur leur refinancement, soit via des recapitalisations.

Un contexte de crise financière et dépression réglementaire accrue

Pour que ces aides ne soient pas considérées par la Commission européenne comme contraires aux règles de concurrence, il leur a été demandé des contreparties se traduisant par la cession d’activités ou de portefeuilles.
Ces opérations ont été les premières opérations de deleveraging.

Depuis, les régulateurs ont considéré que la crise financière avait mis en exergue les fragilités des banques tant en termes de solvabilité que de liquidité.

En réaction, ils ont entrepris de modifier les exigences prudentielles, notamment, avec la mise en place de la réforme dite de Bâle 3 qui vise à renforcer la qualité des fonds propres réglementaires et à instaurer des ratios de suivi de la liquidité au niveau international.

Pour affronter ces nouvelles exigences, les banques sont amenées à prendre des mesures destinées à réduire leur effet de levier sur les capitaux propres et à diminuer leur dépendance vis-à-vis des marchés financiers en termes de refinancement. Ces mesures représentent la seconde vague des opérations de deleveraging qui concerne l’ensemble des banques et non plus seulement celles qui ont reçu des aides.

Quels sont les schémas envisagés ?

Que ce soit pour réduire l’effet de levier sur leurs capitaux propres, pour limiter leur dépendance à l’égard des marchés en termes de refinancement ou pour répondre à un plan imposé par la Commission européenne, les banques doivent faire face aux choix suivants :

  • augmenter leurs capitaux propres ;
  • diversifier leurs sources de refinancement ;
  • réduire leurs actifs.

Les 2 premières solutions se heurtent à des difficultés nouvelles liées en partie aux évolutions réglementaires :

  • avec la mise en place de la réforme de Bâle 3, les instruments éligibles au Tier 1 et au Common Equity Tier 1 sont moins nombreux, si bien que les recapitalisations constituent la principale solution qui s’offre aux banques pour augmenter leurs capitaux propres ;
  • concernant la liquidité, les contraintes en terme de respect des ratios LCR et NSFR combinées avec les difficultés d’accès aux marchés pour se refinancer, vont conduire les banques à examiner les solutions alternatives pour limiter les actifs à refinancer.

Ainsi, les banques sont de plus en plus amenées à examiner de quelle façon elles peuvent réduire leurs engagements se traduisant par :

  • des cessions de portefeuille de titres ou de crédits ;
  • des cessions d’activités ;
  • des réductions d’activités ou des gestions en extinction.

Pour faire face à ces choix, les banques sont conduites à repenser leurs activités en profondeur jusqu’à une modification de leur business model.

Quelles sont les grandes étapes ?

Voici les 5 étapes clés indispensables pour construire et mettre en œuvre les plans de deleveraging sur lesquels nos équipes pluridisciplinaires peuvent vous assister.

  • Identifier
  • Mesurer et arbitrer
  • Piloter le projet
  • Préparer à la cession d'une branche d'activités
  • Faire évoluer l'organisation et les systèmes d’informations

Partager