L’émergence de nouvelles formes de risques chez les équipementiers automobiles

Mazars et la FIEV ont réalisé en 2015 une étude qui présente les principaux facteurs de risques perçus par les équipementiers automobiles.

Une automobile est composée d'environ 30 000 pièces et de 200 types d’équipements. Les équipementiers réalisent aujourd'hui plus de 80% de la valeur finale d’un véhicule. Cette évolution de la répartition de valeur entre constructeurs et équipementiers a eu également pour conséquence le transfert de la majeure partie des risques, et les évolutions vers la voiture connectée vont encore modifier cette répartition.

La gestion des risques englobe un ensemble de problématiques complexes à concilier pour assurer le développement d’une entreprise : éléments de positionnement stratégique (les marchés, les technologies, les alliances…), des éléments liés aux aspects juridiques, règlementaires et contractuels (propriété intellectuelle, éthique, environnement, qualité…).

Mazars et la Fédération des Industries des Équipements pour Véhicules (FIEV) ont interrogé les équipementiers sur leur perception des risques. Les résultats de cette enquête ont été combinés aux analyses détaillées d’experts de l’industrie automobile et de la gestion des risques afin d’en ressortir un benchmark des pratiques de place.

Cette étude fait émerger des risques « traditionnels » (à l’image des problématiques de rentabilité, de qualité, de gestion sociale, de positionnement stratégique sur les marchés, etc.) et de nouvelles formes de risques à l’instar de l’apparition de nouveaux acteurs dans la voiture autonome, l’adaptation à l’environnement et aux évolutions règlementaires, aux pratiques anti-concurrentielles, à la judiciarisation systématique des conflits, aux problématiques de sécurité d’accès aux données ou accès aux financements.

Découvrez, ci-dessous, quelques extraits : 

Les 2 risques majeurs 

Les équipementiers automobiles restent préoccupés par la gestion des risques opérationnels. Les enjeux commerciaux et plus particulièrement ceux liés aux innovations proposées par la concurrence, la sécurisation des règles de fraudes et d’éthique et les risques d’image, pourtant au centre des préoccupations des industriels, ne récoltent que peu d’attention.

Grégory Derouet, Associé, Responsable de la filière automobile chez Mazars

Les risques d’intrusion des systèmes d’information

57% des répondants estiment que leurs processus internes de sécurité des données informatiques sont à améliorer voire insatisfaisants.

Les risques de natures juridiques, avec les dispositifs de prévention de la corruption 

72% des répondants ne pensent pas disposer d’un programme de prévention de la corruption robuste.

Classement des risques de nature juridique

Cette étude, réalisée au printemps 2015, identifie bien le risque juridique et règlementaire mais elle souligne encore une faible sensibilité des acteurs au risque de fraude et d’image. Si cette enquête était réalisée aujourd’hui, après l’affaire Wolkswagen, l’ordre des préoccupations aurait sans doute changé.

Lionel Gotlib, Associé Mazars

Pour découvrir la totalité des enseignements de cette étude, vous pouvez la télécharger ci-dessous :

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