Étude BTP 4ème édition : après deux années difficiles pour les groupes européens du BTP, les prémices d’une reprise ?

Notre précédente étude parue en 2014 : « L’international est-il le nouvel eldorado des groupes européens de BTP ? » montrait que le développement géographique était l’un des vecteurs de croissance dans un contexte européen morose. Ceci s’est à nouveau confirmé en 2014 pour les géants européens du BTP, notamment les majors tricolores.

 

Deux années difficiles pour les grands groupes européens

Dans un contexte économique dégradé depuis plusieurs années, les grands groupes européens du BTP avaient jusqu'alors mieux traversé la crise que le secteur dans son ensemble. Cette évolution s'est inversée depuis 2 ans, les grands groupes voyant leur chiffre d’affaires diminuer en moyenne de 6,7% sur 2 ans.

 

La diversification, vecteur de croissance

Seules les activités cœur de métier, le BTP et la Route, sont touchées par une baisse d'activité sur 2 ans. Les secteurs de diversification affichent en revanche des hausses importantes, à l’image de l’immobilier avec une hausse de +14,3%, confirmant la reprise de la construction résidentielle observée en Europe en 2014.

 

Focus sur les majors français

+48% de croissance à l’étranger pour les majors français du BTP. Pour la première fois en 2015, l’activité prévisionnelle à l’étranger de Bouygues et Vinci a même dépassée l’activité en France.

Cette évolution est accentuée par les difficultés des 3 majors français sur leur marché domestique : baisse de 3% en 2 ans. Cette situation est comparable aux autres géants européens du BTP, les 15 plus gros d’entre eux ayant vu leur chiffre d’affaires domestique baisser de 9,8% au cours des 2 dernières années.

Selon le « Global competitiveness report » du Forum Economique Mondial, la France est ainsi passée du 4ème rang mondial pour la qualité globale de ses infrastructures en 2008 au 10ème rang. Ce constat ne pourrait que s’aggraver avec la baisse attendue des dotations allouées aux collectivités territoriales, avec une chute de 30% en 4 ans.

 

Les prémices d’une reprise ?

Les premiers frémissements d’une reprise sont ressentis sur le secteur du bâtiment résidentiel (+2,7% en 2014), à l’image de la hausse des réservations dans le secteur résidentiel en France. Un autre élément encourageant est la croissance de 6,5% des chiffre d’affaires des majors européens observés au 1er semestre 2015.

Les perspectives à long terme restent par ailleurs encourageantes, les marchés n’étant pas saturés, notamment concernant les bâtiments résidentiels et les infrastructures.

 

Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger notre étude en cliquant ci-dessous :

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