Communication financière et stratégie des FIA Immobiliers « Grand Public »

Ces dernières années, les gestionnaires de fonds immobiliers « grand public » français et européens ont évolué dans un contexte réglementaire de plus en plus exigeant et ont dû s’adapter à de nouveaux enjeux. La directive AIFM qui est entrée en vigueur en 2013 a créé un cadre commun pour toutes les structures de placement pour compte de tiers non cotées : le FIA (Fonds d’investissement alternatif) dont les Organismes de Placement Collectif en Immobilier (OPCI) et les Sociétés Civiles de Placement immobilier (SCPI) font partie.

Mazars en collaboration avec l’ASPIM a mené une étude comparative sur la stratégie et les indicateurs clés utilisés par les FIA immobiliers « grand public » dans leur communication financière au 31 décembre 2017 et au 30 juin 2018.

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Stratégie d’investissement et de financement

Depuis trois ans, dans un contexte de collecte exceptionnelle, les fonds immobiliers non cotés « grand public » se diversifient.

  • Internationalisation des SCPI : le poids relatif des investissements dans d’autres pays d’Europe a doublé depuis 2015 et s’établit à 10% à fin 2017 soit plus de 5 milliards d’euros
  • Attractivité des secteurs de la santé, de l’hôtellerie et des résidences de services pour les OPCI et les SCPI dont la valeur vénale cumulée s’établit à plus de 4 milliards d’euros à fin 2017
  • 31% des FIA du panel affichent dans leur rapport annuel 2017 une volonté de diversification de leurs investissements soit sur la zone euro (principalement sur l’Allemagne, le Benelux et l’Europe du Sud) ou sur de nouvelles classes d’actifs (notamment dans l’industrie du tourisme et des loisirs)

Sur la base du panel étudié il ressort que 70% des OPCI et 84% des SCPI ont recours à l’endettement, le ratio d’endettement est souvent inférieur à 20%. À fin 2017, le ratio d’endettement s’établit en moyenne à 7% pour les SCPI et à 14% pour les OPCI (sur la base de l’actif brut total).

Communication et indicateurs ESG/ISR/RSE

Depuis plusieurs années, les questions environnementales, en particulier celles liées aux émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), deviennent un élément incontournable de la communication des entreprises. Le secteur de l’immobilier n’échappe pas à cette tendance, et à raison : il représente un acteur primordial de la lutte contre les émissions de GES.
La moitié des FIA du panel affiche un ou plusieurs éléments de mesure de performance environnementale dans leur rapport annuel 2017.
Les principaux indicateurs de performance environnementale relevés sont l’âge énergétique du portefeuille immobilier, le pourcentage du portefeuille certifié ou labellisé, la performance énergétique moyenne en kW et ou en gramme C02 / m².

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