CVA-DVA : Tour d’horizon des méthodologies de calcul

La transmission des crises de crédit du marché des subprimes aux banques puis aux Etats a mis en évidence un risque bien connu mais parfois sous-estimé, le risque de contrepartie. Historiquement pris en compte lors de la valorisation des titres et des dettes, ce risque a longtemps été omis de celle des dérivés, même si les banques constituaient des réserves spécifiques afin de le couvrir.

L’augmentation significative de ce risque, conjuguée à l’entrée en vigueur de la norme IFRS 13, plus explicite qu’IAS 39 sur la nécessité de considérer ce risque, a conduit les différents acteurs de la place à changer leurs pratiques.

L’objectif désormais affiché n’est autre qu’une prise en compte plus systématique du risque de contrepartie lors de la valorisation. Les acteurs doivent donc se préparer à cela, en maîtrisant notamment les problématiques et enjeux liés à l’évaluation du risque de contrepartie.

Appréhender tantôt sous un angle exogène (« quelle est mon exposition en cas de défaut de ma contrepartie ?») tantôt sous un angle endogène (« quel risque de crédit fais-je subir à ma contrepartie ? »), le risque de contrepartie est évalué au moyen du Credit Valuation Adjustment (CVA) et du Debit Valuation Adjustment (DVA). Deux notions que nous vous proposons de découvrir dans la première partie de cet article.

Une fois ces deux notions définies, nous vous proposons de découvrir dans la deuxième partie de cet article les différentes méthodes d’évaluation possibles. Dans cette deuxième partie, nous soulignons les limites de chacune des méthodes présentées, et précisons l’adéquation de chacune d’elles en fonction de la typologie de portefeuilles à valoriser.

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Les acteurs financiers ont besoin de recourir à des outils de plus en plus sophistiqués, notamment pour répondre aux obligations réglementaires en matière de communication financière, aux impératifs de mesure des risques ou encore à la nécessité de se doter de dispositifs de calcul et de modélisation.

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Le secteur bancaire subit actuellement quelques-uns des changements les plus importants de son histoire. La conjoncture économique d’une part, les nouvelles technologies de l’autre, contribuent fortement aux transformations des acteurs bancaires : l’accroissement des niveaux des risques, l’évolution des technologies, l’accélération de la mondialisation... Dans ce contexte de grandes évolutions, Mazars a réuni des équipes spécialisées conjuguant expertise technique et sectorielle.