Baromètre RSE 2017 : continuité et transposition de la Directive RSE

Nous avons le plaisir de vous présenter les résultats de notre 7e baromètre annuel sur les pratiques et tendances en matière de reporting extra-financier en France. Cette édition 2017 s’inscrit dans la continuité des années précédentes, dans un contexte de transposition par ordonnance de la Directive RSE, qui va rebattre les cartes en la matière.

Constats généraux sur le reporting

Voici les trois principaux enseignements en matière de méthodologie de reporting :

  • La structuration des chapitres RSE par enjeux matériels traduit une maturité croissante des entreprises du panel ainsi qu’une plus grande prise de recul sur l’exercice.
  • Une fiabilité croissante du reporting : depuis 2013, nous constatons une tendance générale visant à renforcer le niveau d’assurance demandé aux Organismes Tiers Indépendants (OTI), traduisant l’atten­tion grandissante portée au chapitre RSE et la maturité croissante des entreprises en la matière.
  • Des périmètres de publication encore perfectibles : D’importantes disparités sont encore constatées au sein des rapports : seul 45% du panel a un périmètre de publication homogène pour tous les indicateurs du volet environnemental du rapport, et 53% pour le volet social.

2016 : une année d’accélération

L’exercice 2016 a été impacté par la publication du décret du 19 août 2016 qui modifie et précise la liste des informations à publier, demandant une prise de recul et une contextualisation toujours plus importante. Deux exemples : économie circulaire : une publication en demi-teinte, encore très centrée sur les déchets et lutte contre le gaspillage alimentaire : un sujet aux applications limitées

Économie circulaire : une publication en demi-teinte

Les entreprises du panel se sont emparées du sujet de manière inégale. Cependant, lorsqu’elle existe (55% du panel réalise une analyse poussée), la réflexion autour de la gestion des déchets est généralement approfondie, avec une déclinaison opérationnelle

Lutte contre le gaspillage alimentaire : un sujet aux applications limitées

La lutte contre le gaspillage alimentaire, également introduite par le décret du 19 août, présente une particularité : 43% des entreprises du panel l’excluent. Ce score élevé est justifié, pour la plupart, par la non-pertinence du sujet vis-à-vis de l’activité de l’entreprise.

 

Evolutions réglementaires : la directive « RSE » et ses impacts

La publication de l’ordonnance du 19 juillet 2017 apporte des précisions quant à la transposition de la Directive Européenne 2014/95/UE. Le rapport sur la responsabilité sociétale de l’entreprise devient une déclaration sur sa performance extra-financière, véritable outil de pilotage stratégique.

Centrés sur des notions absentes des obligations Grenelle II tel que le modèle commercial, la matérialité ou encore l’identification des risques, la Directive RSE et ses textes de transposition vont dans le sens d’une plus grande importance donnée au reporting extra-financier.

Attendues depuis son année de publication en 2014, certaines évolutions de la Directive ont pu être anticipées par les entreprises. D’importantes améliorations devront cependant être apportées pour les exercices ouverts à compter du 1er septembre 2017, date d’entrée en vigueur du texte en droit français.

  

Pour en savoir plus, téléchargez notre baromètre RSE 2017

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