Optimisation du triptyque coûts / délais / qualité

Jean Saoud, Associé Mazars et Christophe Chaillot, Directeur Finance du contrôle de gestion chez Orange sont revenus sur l’externalisation et l’offshoring. Malgré ces tendances de fond, on observe quelques exemples de relocalisation ou de nearshoring. Comment réussir ces différentes démarches et optimiser le triptyque coût / délais / qualité ? Quel est le rôle des directeurs financiers ?

Externalisation, offshoring : quels enjeux et objectifs ?

Afin d’optimiser le triptyque coûts / délais / qualité, la sous-traitance de processus non stratégiques est une tendance de fond depuis plus de 15 ans. Si ces processus d’externalisation ou d’offshoring engendrent des démarches très lourdes pour l’entreprise, elles sont également très structurantes puisque la réduction des coûts n’est pas le seul objectif.

En effet, les entreprises optant pour ces stratégies doivent prendre garde d’outsourcer uniquement des processus industriels robustes, sous peine d’amplifier les problèmes de l’entreprise dans un autre pays. Par ailleurs, il est important que la stratégie s’inscrive dans une démarche permanente de progrès pour assurer la qualité de ces produits ou services et assurer le développement à long terme de l’entreprise.

La clé de cette qualité est la confiance. Elle repose sur des contrats gagnants-gagnants et sur une analyse approfondie, réalisée en amont, du partenaire, du pays de destination et du TCO (total cost of ownership).

  

Nouvelles tendances : vers une relocalisation en France et une mutation de la fonction finance ?

Cependant, on assiste à l’émergence depuis 3-5 ans de nouvelles tendances de nearshoring (notamment dans les pays de l’est de l’Europe) ou même de relocalisation en France : celles-ci permettent de pallier aux problèmes de différences culturelles et se révèlent parfois même plus intéressantes pour la fonction finance.

Quelque soit la stratégie adoptée par l’entreprise, on note que la fonction de DAF est en pleine mutation : il a désormais un rôle de business partner. Loin des seules responsabilités d’analyse et d’optimisation financière, le DAF doit se rapprocher des opérationnels pour mieux comprendre les problèmes liés aux activités, communiquer et devenir un acteur essentiel dans la décision stratégique.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à regarder les témoignages de Jean Saoud, Associé Mazars et de Christophe Chaillot, Directeur Finance du contrôle de gestion chez Orange, interviewés par Célia Pénavaire du journal Les Échos.

Partager