Entretien avec Nadia Filali, Directrice des Programmes Blockchain et Pilote de LaBChain à la Caisse des Dépôts

Dans le cadre de notre campagne « Transformation digitale » consacrée à la transformation des entreprises issues du secteur financier, Jean Latorzeff, Associé, Emilie Legroux et Christophe Bonnefoy, Senior managers, ont mené l’interview de Nadia Filali, Directrice des Programmes Blockchain et Pilote de LaBChain à la Caisse des Dépôts (CDC).

LaBChain : un laboratoire commun

La CDC n’est pas une banque, ni une compagnie d’assurance, nous ne sommes pas en concurrence avec les partenaires avec lesquels nous travaillons. La CDC est apparue comme neutre et un acteur légitime pour fédérer les acteurs de la place. De plus, en termes d’innovation financière, la CDC a toujours eu un rôle de précurseur (quotas de CO2, biodiversité, etc.).

Notre objectif est également de favoriser l’émergence d’un écosystème français. C’est dans le rôle initial, institutionnel de la CDC et c’est pour cela que dès l’initiation du projet, nous nous sommes associés aux banques, aux assureurs, aux start-up et développeurs qui connaissaient la technologie. La CDC a rassemblé des acteurs pertinents, ce n’est pas qu’un consortium qui regroupe uniquement des banques et des assureurs, ni qui tourne autour d’une entreprise technologique comme peut l’être R3, c’est un laboratoire commun.

Transparence et confiance des processus grâce à la blockchain

Pour moi qui étais au backoffice titre la promesse de faire un transfert de propriété en dix minutes est intéressante. La blockchain pourrait conduire à réunir en un point le front, le middle-office, la compensation et le clearing. Le reporting au régulateur se ferait automatiquement et il pourrait même venir le chercher.
Ce n’est pas une coïncidence s’il y a au moins sept projets de ce type sur la place. Le Japon, l’Australie, le NASDAQ, Deutsche Böerse et Deutsche Bank y travaillent.

De notre côté, BNP Paribas, CACEIS, la Caisse des Dépôts, Euroclear, Euronext, S2iEM et Société Générale ont créé, avec le soutien de Paris EUROPLACE Liquidshare, une Fintech européenne. Née d’un partenariat lancé en juin 2016 par ses actionnaires, cette nouvelle start-up indépendante va développer une infrastructure blockchain post-marché pour le segment des PME.

Cette jeune entreprise innovante ambitionne d’optimiser l’accès des PME aux marchés de capitaux, en améliorant la sécurité et la transparence des opérations de post-négociation grâce à la technologie blockchain. Avec le soutien financier de ses 7 actionnaires, la société a pour objectif de développer et gérer une infrastructure de post-négociation conçue spécifiquement pour ces entreprises. À terme, la solution vise à poursuivre la réduction des coûts de transaction.
Avec une ambition européenne, cette start-up s’appuie sur la technologie blockchain qui a le potentiel de simplifier significativement la chaîne des opérations de post-négociation, en garantissant et facilitant la consolidation des registres de titres, tout en permettant une rapidité d’exécution avec un règlement-livraison en temps réel.

Retrouvez l'intégralité de cette interview ci-dessous.

Pour en savoir plus sur la transformation numérique des sociétés issues du secteur financier nous vous invitons à visiter le blog Mazars Financial Services.

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