Mobilité durable : en 2030, 21 millions de voitures électriques seront vendues dans le monde

Paris, le 28 juin 2018 - Mazars, groupe international d’audit et de conseil, dévoile les résultats de son étude réalisée avec IHS Markit sur la manière dont la mobilité durable est sur le point de transformer l’industrie automobile mondiale.

Des énergies fossiles à l’électricité, de la propriété à l’économie de partage, du permis de conduire aux véhicules autonomes… Le virage que prend le secteur automobile concerne autant les véhicules que la manière dont chacun les utilise. Mazars, groupe international d’audit et de conseil, publie les résultats d’une enquête réalisée avec IHS Markit sur l’impact de la mobilité durable sur la transformation de l’industrie automobile mondiale, et présente les nouveaux enjeux auxquels le secteur est aujourd’hui confronté.

  • 95% des véhicules électriques sont vendus dans seulement 10 pays : Chine, Etats-Unis, Japon, Canada, Norvège, Royaume-Uni, France, Allemagne, Pays-Bas et Suède
  • En France, 36 835 véhicules électriques ont été vendus en 2017, un chiffre en augmentation de 26,2% par rapport à 2016
  • En 2050, les recettes mondiales découlant des Mobility-as-a-Service (MaaS) devraient approcher les 7 000 milliards de dollars et celles des voitures autonomes les 200 milliards de dollars
  • Si jusqu’à présent seulement 30 milliards de dollars ont été consacrés au développement des véhicules autonomes, ce sont dorénavant 7 à 10 milliards de dollars par an qui devraient leur être dédiés.

De la possession de véhicule à la mobilité partagée

Alors que les services de mobilité durable explosent, 95% des véhicules électriques sont vendus dans seulement 10 pays, ce qui confirme l’évolution de business models à deux vitesses. En 2030, ce sont 21 millions de voitures électriques qui seront vendues dans le monde. Cet engouement pour les solutions de mobilité alternatives témoigne de l’évolution du rapport à la propriété, notamment chez les jeunes qui y sont bien moins attachés que leurs aînés. La mobilité partagée finira par devenir la norme, comme en Chine où le taux de possession est pour l’instant faible (194 voitures pour 1000 habitants, contre 590 en France et 910 aux États-Unis), et le recours aux VTC continuera d’être monnaie courante dans les grandes villes.

Les investissements en R&D et la signature de partenariats stratégiques, clés de la réussite vers la mobilité durable

Les investissements dans la recherche et le développement (R&D) et la signature de partenariats devraient permettre aux acteurs de l’industrie automobile de négocier le virage de la mobilité durable en toute sécurité. Sans surprise, les acteurs traditionnels investissent déjà de manière significative dans la R&D, Volkswagen a ainsi annoncé un investissement de 35 milliards de dollars dans les solutions technologiques de mobilité, soit 70% de sa dépense en R&D.

« Le secteur automobile met aujourd’hui davantage l’accent sur l’innovation et la sécurité logicielle que sur l’ingénierie traditionnelle ; la diversité des profils dorénavant recherchés, notamment en R&D, témoigne des nouvelles compétences vitales pour l’industrie. Des recrutements massifs d’experts en data scientists, en impression 3D, justifiés par la nécessité pour l’industrie d’embrasser la disruption et de s’en servir comme d’un levier. » commente Grégory Derouet, Associé secteur automobile groupe Mazars.

Réglementation : la souplesse américaine et chinoise face à la rigueur européenne

Certains pays ont adopté une position plus libérale que d’autres quant à la réglementation de la mobilité durable, en particulier sur la question du déploiement des véhicules autonomes. C’est en Californie que la réglementation est la plus indulgente : 50 entreprises y ont l’autorisation de tester cette innovation, contre 10 en Chine et une poignée en Europe.

La lente évolution de la réglementation européenne est due à la singularité d’un marché régi en partie par l’État, quand les cadres réglementaires américains et chinois sont bien plus influencés par les entreprises. À la différence des autres continents, l’Europe semble affirmer sa volonté de déployer un système de mobilité durable public, d’où la nécessité pour les gouvernements du Vieux-Continent de trouver un terrain d’entente avec les acteurs du secteur privé. Ce nouvel environnement réglementaire ne constitue pas un risque réel pour l’industrie automobile qui, de tous temps, a été strictement encadrée et a toujours su s’adapter aux évolutions du marché.

La France en pole position pour devenir un acteur incontournable de la mobilité durable

Avec 36 835 véhicules électriques vendus en 2017, soit une progression de 26.2% par rapport à 2016, la France se positionne au pied du podium européen derrière la Norvège, l’Allemagne et le Royaume-Uni. La forte implication du gouvernement en faveur de l’innovation, caractérisée notamment par la création de l’Institut PRAIRIE comme centre d’excellence consacré à l’intelligence artificielle à Paris, devrait insuffler une nouvelle dynamique sur le paysage de la mobilité durable français. Par ailleurs, l’Hexagone a considérablement développé ses infrastructures en installant, en 2017, près de 12 000 bornes de charge pour véhicules électriques. Le manque d’infrastructures restant le plus gros frein au décollage de la mobilité durable à l’échelle mondiale, la France a ainsi éliminé un facteur dissuasif majeur à la fois pour les consommateurs et les investisseurs.

« La France a récemment assisté à la formation de méga-partenariats Ces associations devraient inspirer l’ensemble de l’industrie automobile et permettre à ses multiples acteurs de gagner des parts de marché, chacun dans leur spécialité. En outre, les batteries des voitures électriques nécessitant une quantité importante de nickel, de lithium et de cobalt pour fonctionner, il devient urgent de mesurer avec davantage de précision leur impact environnemental. » estime Jérôme de Pastors, Associé secteur automobile chez Mazars.

La mobilité durable au sein des 6 autres pays phares de l’industrie automobile

  • La Chine, stratège, mise sur les partenariats et les investissements
  • Le Royaume-Uni encourage l’achat de véhicules électriques via des aides
  • Face aux SUV / Crossovers, la voiture électrique peine à séduire les Américains
  • L’Allemagne rattrape son retard et mise tout sur la R&D
  • L'Inde, un pays spécialiste de l’IT qui s’adapte en un temps record
  • La Pologne cherche à maintenir ses relations historiques

Contact Presse

Sarah Lhéritier, Directrice Communication France – sarah.lheritier@mazars.fr

A propos de Mazars

Mazars est une organisation internationale, intégrée et indépendante, spécialisée dans l’audit, le conseil ainsi que les services comptables, fiscaux et juridiques. Au 1er janvier 2018, Mazars est présent dans les 86 pays et territoires qui forment son partnership international intégré. Mazars fédère les expertises de 20 000 femmes et hommes basés dans 300 bureaux à travers le monde. Emmenés par 980 associés, ils servent leurs clients à toutes les étapes de leur développement : de la PME aux grands groupes internationaux en passant par les entreprises intermédiaires, les start-ups et les organismes publics.

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