Les 5 incontournables des comités d'audit et gouvernance - Numéro 16

Début mai, la Banque de France maintenait ses prévisions de croissance économique 2021 de plus de 5%. Cependant, la crise liée à la pandémie de la Covid-19 n’est pas terminée, et l’ampleur des conséquences qu’elle aura sur l’écosystème bancaire reste encore à mesurer. Nous assistons à un changement de paradigme en matière de mesure et d’évaluation des risques avec les risques ESG qui font l’objet de réglementations toujours plus nombreuses, les risques cyber qui défrayent la chronique mais aussi les risques liés aux nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle.

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Découvrez le nouveau numéro des 5 incontournables banque n°16

L’identification par les établissements bancaires des prêts non performants ou NPLs le plus tôt possible et la gestion de ceux-ci, font partie des priorités de haut niveau des superviseurs européens. En effet lorsque les mécanismes prudentiels, monétaires et fiscaux d’atténuation de la crise seront progressivement retirés, le risque de fragiliser la situation des emprunteurs est forte, avec comme conséquence une augmentation des risques de crédit et donc des NPLs.

Ce flux important attendu dans les bilans des banques européennes, viendrait donc s’ajouter au stock de NPLs accumulé pré-crise qui, bien que considérablement réduit grâce aux pressions exercées par les superviseurs sur les établissements les plus concernés, demeure important. A cette date, il resterait en UE moins de 500 Mds EUR d’actifs considérés comme non performants, héritage de la grand crise financière.

A compter de juin 2022, les grandes banques dont les titres sont négociés sur un marché régulé d’un des Etats membres devront déclarer dans leur rapport Pilier 3 des informations prudentielles sur leurs risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Dans ce cadre, l’Agence Bancaire Européenne (ABE) a été mandatée pour développer des standards techniques d’implémentation (ITS) régissant ces déclarations, et ce afin d’en garantir l’uniformité, l’exhaustivité et la comparabilité nécessaires à l’évaluation du profil de risque des institutions.

Tout au long de la crise du Covid-19, chacun a pu constater le rôle important joué par les banques dans le soutien économique des entreprises. Une analyse menée sur l’information financière auditée et présentée dans les rapports annuels de 26 banques européennes au 31 décembre 2020 a permis d’en observer les conséquences sur le risque de crédit.

Les métiers de la banque et de la finance se transforment depuis quelques années sous l’essor de la digitalisation et des nouvelles technologies de traitements de données. Cette transformation va s’accélérer avec le déploiement accru de l'intelligence artificielle (IA) et de la blockchain notamment, au sein de processus opérationnels ou de contrôle.

Levier d’automatisation et d’optimisation, ces techniques ne sont pas sans risques et les établissements financiers devront trouver le meilleur équilibre entre l’innovation, le respect des exigences réglementaires et la gestion des risques.

Face à la recrudescence et la professionnalisation des attaques cyber, les organisations et les entreprises tentent de renforcer leur niveau de maturité face aux menaces en mettant en œuvre des dispositifs organisationnels et techniques ainsi que des programmes de conformité.

Le réseau interbancaire SWIFT, adressant autant les établissements bancaires que les autres industries, n’échappe pas à cette tendance et impose à ses membres le programme de conformité CSP (Customer Security Programme) axé sur les problématiques de cybersécurité. Ce programme de conformité vise à évaluer la mise en œuvre de pratiques techniques afin de répondre aux risques et menaces de cybersécurité à travers le cadre de contrôles CSSF (Customer Security Controls Framework) intégrant 31 contrôles principaux dont sont désormais 22 obligatoires.

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