Gilles Dunand-Roux, associé du groupe Mazars, revient sur l’étude «Le Secteur du Private Equity face à la Directive AIFM».
Gilles Dunand-Roux, associé
Revenons tout d’abord rapidement sur la genèse de cette Directive. Elle procède de la réunion du G20 à Washington en novembre 2008 soit 2 mois après la mise sous Chapter 11 de Lehman Brothers.
Son objectif est de participer à un encadrement plus strict de la sphère financière. Concrètement, elle va encadrer l’activité de tous les gestionnaires alternatifs en Europe. Le premier projet de Directive est émis fin avril 2009. Englobant des fonds de natures très diverses (Hedge Funds, Fonds de Capital Investissement, Fonds Immobiliers…), ce projet s’est heurté à des intérêts contradictoires. Au départ pensée et construite pour la gestion alternative, il a laissé la profession du Private Equity perplexe mais décidée à mener une intense campagne de lobbying.
Après deux ans d’intenses négociations, la Directive européenne sur les gestionnaires de fonds alternatifs (« AIFMD ») a été publiée le 1er juillet 2011. Un avis technique de l’autorité de régulation Européenne (ESMA) est venu compléter le dispositif en fin d’année 2011. Les derniers arbitrages devraient intervenir avant l’été. C’est dans ce contexte que Mazars a souhaité connaître quelles étaient les conséquences stratégiques et organisationnelles de cette Directive sur les acteurs du Private Equity français.
Nous retenons trois principaux enseignements de cette étude :
Comme nous l’avons constaté, les principaux points d’achoppement concernent d’une part l’organisation de l’évaluation des lignes de portefeuilles. Il est nécessaire de mettre en place de façon pragmatique un process d’évaluation qui respecte les nouvelles règles. L’externalisation ne nous semble pas réaliste. Il faudra donc trouver les voies et moyens d’objectiver l’application du principe d’indépendance en interne. Une solution pourrait consister à mettre en place une validation collégiale de la valorisation des lignes. La création de ces comités (chartes de fonctionnement, process de validation…) peut créer un besoin d’accompagnement pour lequel Mazars possède une expertise basée sur un panel de clients très larges et très divers.
Le deuxième élément clé nous semble être la structuration de la fonction de maîtrise des risques. Si les éléments de maîtrise sont bien présents, il reste quelques ajustements à réaliser en ce qui concerne la formalisation des politiques et des procédures de gestion des risques. Notre connaissance des meilleures pratiques de Place nous positionne de façon idéale pour aider les sociétés de gestion dans leurs démarches de structuration. De façon plus globale une analyse complète du degré de préparation à la transposition de la Directive devra être réalisée. Notre pôle d’analyse réglementaire est un partenaire pragmatique dans la mise en œuvre de ce diagnostic.
Pour la 2ème année consécutive, Mazars fut partenaire officiel de La Croisée des Talents : plus grande compétition étudiante de management en Europe, les 2 et 3 mars derniers à Deauville.
Le 26 janvier 2012 s’est tenue la 13ème cérémonie des Mercure HEC, soirée consacrée à la création et à la reprise d'entreprise, dont Mazars est un partenaire historique. 6 professionnels se sont vus décerner un trophée Mercure HEC, dans 5 catégories : Projet, Création récente, Jeune Entreprise, Reprise et Prix Mercure HEC Management. Parmi eux, Stanislas Leridon, Président de Dotscreen (catégorie Projet) et Vincent Jacques, Directeur général de Planorama (catégorie Jeune Entreprise), parrainés par Mazars.
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Dans le cadre de notre démarche au service de l’intérêt général, nous sommes convaincus que le marché de l’audit est appelé à connaître une concurrence et une diversité renforcées, qui impliquent un besoin d’efficacité accrue des processus d’audit et une plus grande prise de responsabilité de la part des auditeurs.