RSS logo
Accueil > Actualités & Media > Media > 3 questions à : > Comment optimiser la gestion de son patrimoine par un usage efficace de l’information ?

Comment optimiser la gestion de son patrimoine par un usage efficace de l’information ?

Odile Coulaud, associée du groupe Mazars, responsable du département Immobilier, revient sur l’enquête «Vos partenaires parlent-ils votre langage ?».

Odile Coulaud

Odile Coulaud

Odile Coulaud associée Mazars

 

 

 1/ Mazars a réalisé pour l’Association FIDJI, en collaboration avec Business Immo, une enquête intitulée : « Vos partenaires parlent-ils votre langage ? ». Pouvez-vous nous en dire davantage ?

 

L’évolution de la réglementation et des attentes du marché de l’industrie immobilière implique la production d’un nombre croissant de tableaux de bord à des fins de pilotage de l’activité et des risques, de reportings variés en direction des mandants, clients, associés, actionnaires, mais également des autorités de tutelle et de contrôle.

Les flux d’informations entre partenaires et/ou prestataires et mandants vont croissant, tant dans le cadre d’activités récurrentes (expertises avec des fréquences plus rapprochées, notamment pour les foncières et les OPCI ; remontée d’informations de la part des property et facility managers ; benchmark) que dans le cadre de deals (constitution de datarooms, etc.). Les exigences en termes de rapidité et de qualité ont énormément augmenté au cours des dix dernières années, visant à s’aligner sur les marchés mieux structurés d’autres classes d’actifs financiers.

Les bases de données doivent ainsi être de plus en plus complètes et fiables, en ajoutant régulièrement de nouveaux indicateurs (cf. l’impact du Grenelle de l’Environnement qui oblige désormais à suivre les consommations d’énergie, de fluides, le traitement des déchets, les émissions de CO2, etc.).

Au regard de l’ensemble de ces exigences, l’industrie immobilière est sous-développée en matière de standardisation des données, de systèmes d’informations et de protocoles unifiés d’échanges. Malgré son poids sur le plan économique et financier national, l’industrie immobilière n’a pas pris suffisamment conscience de la nécessité d’un investissement fort dans le traitement des données, à la différence d’autres industries comme la banque, l’industrie pharmaceutique ou la grande distribution.

Si ce constat est partagé, il est apparu que nous manquions d’informations chiffrées pour en faire la démonstration. Ce fut donc le but de cette étude, conduite auprès de 50 acteurs reconnus de l’industrie immobilière et pour laquelle nous avons été mandatés par l’Association FIDJI, organisation en charge du développement d'un standard de place pour l'échange de données.

2/ Quels sont les principaux enseignements tirés de cette enquête?

 

Les résultats les plus marquants de cette étude sont les suivants :

  • Il existe une perte de plus de 20% du contenu entre l’envoi et la réception de l’information. Si l’information adressée au récepteur semble complète et lisible à l’envoyeur, ce n’est pas, la plupart du temps, la perception du récepteur. Les formats de fichiers et leurs contenus peuvent varier complétement selon les acteurs et la lecture de ces différents formats de fichiers induit  des erreurs et surtout des pertes d’information importantes.
  • Un opérateur passe 45% du temps qu’il dédie au traitement de l’information à des tâches non productives. Par tache non productive il faut entendre la qualification de l’information (qui consiste à rechercher et comprendre à quoi correspond une information dans un fichier, rechercher et corriger les erreurs) l’agrégation et la ressaisie. Ces tâches  pénalisent l’activité de l’entreprise car pendant qu’ils les réalisent, les opérateurs ne peuvent effectuer les tâches d’analyse qui sont  leur cœur de métier. Cela induit aussi une perte de motivation et une détérioration de la qualité du travail.
  • Le coût annuel salarial direct pour l’industrie immobilière de ces tâches non productives s’élève à 300 M€, autant d’argent qui pourrait être consacré à l’amélioration des analyses effectuées ou à l’augmentation de la quantité d’information traitée par opérateur.

3/ Quelles sont les solutions proposées par Mazars pour accompagner les acteurs du marché et les aider à pallier ces dysfonctionnements ?

Les principales raisons qui conduisent à ces dysfonctionnements sont le manque de fiabilité et  de maîtrise des informations. Pour y pallier, Mazars propose diverses solutions telles que l’audit des systèmes d’information des opérateurs (audit du processus interne d’ajout et de manipulation de l’information dans les bases afin d’assurer qu’une base précédemment corrigée et complétée restera saine et exhaustive autant que possible) ou encore l’aide à la fiabilisation des données intégrées à ces systèmes ( audit de la qualité, la véracité et l’exhaustivité des informations dont dispose l’entreprise dans ses bases de données, correction des éventuelles erreurs et compléments si besoin) afin d’appliquer un véritable « label confiance » à l’information.

Ces deux solutions permettent de montrer les déperditions d’informations, optimiser leurs pistes de production et améliorer les introductions de fichiers externes.