Odile Coulaud, associée du groupe Mazars, responsable du département Immobilier, revient sur l’enquête «Vos partenaires parlent-ils votre langage ?».
Odile Coulaud associée Mazars
L’évolution de la réglementation et des attentes du marché de l’industrie immobilière implique la production d’un nombre croissant de tableaux de bord à des fins de pilotage de l’activité et des risques, de reportings variés en direction des mandants, clients, associés, actionnaires, mais également des autorités de tutelle et de contrôle.
Les flux d’informations entre partenaires et/ou prestataires et mandants vont croissant, tant dans le cadre d’activités récurrentes (expertises avec des fréquences plus rapprochées, notamment pour les foncières et les OPCI ; remontée d’informations de la part des property et facility managers ; benchmark) que dans le cadre de deals (constitution de datarooms, etc.). Les exigences en termes de rapidité et de qualité ont énormément augmenté au cours des dix dernières années, visant à s’aligner sur les marchés mieux structurés d’autres classes d’actifs financiers.
Les bases de données doivent ainsi être de plus en plus complètes et fiables, en ajoutant régulièrement de nouveaux indicateurs (cf. l’impact du Grenelle de l’Environnement qui oblige désormais à suivre les consommations d’énergie, de fluides, le traitement des déchets, les émissions de CO2, etc.).
Au regard de l’ensemble de ces exigences, l’industrie immobilière est sous-développée en matière de standardisation des données, de systèmes d’informations et de protocoles unifiés d’échanges. Malgré son poids sur le plan économique et financier national, l’industrie immobilière n’a pas pris suffisamment conscience de la nécessité d’un investissement fort dans le traitement des données, à la différence d’autres industries comme la banque, l’industrie pharmaceutique ou la grande distribution.
Si ce constat est partagé, il est apparu que nous manquions d’informations chiffrées pour en faire la démonstration. Ce fut donc le but de cette étude, conduite auprès de 50 acteurs reconnus de l’industrie immobilière et pour laquelle nous avons été mandatés par l’Association FIDJI, organisation en charge du développement d'un standard de place pour l'échange de données.
Les résultats les plus marquants de cette étude sont les suivants :
Les principales raisons qui conduisent à ces dysfonctionnements sont le manque de fiabilité et de maîtrise des informations. Pour y pallier, Mazars propose diverses solutions telles que l’audit des systèmes d’information des opérateurs (audit du processus interne d’ajout et de manipulation de l’information dans les bases afin d’assurer qu’une base précédemment corrigée et complétée restera saine et exhaustive autant que possible) ou encore l’aide à la fiabilisation des données intégrées à ces systèmes ( audit de la qualité, la véracité et l’exhaustivité des informations dont dispose l’entreprise dans ses bases de données, correction des éventuelles erreurs et compléments si besoin) afin d’appliquer un véritable « label confiance » à l’information.
Ces deux solutions permettent de montrer les déperditions d’informations, optimiser leurs pistes de production et améliorer les introductions de fichiers externes.